compagnie de théâtre

  • Présentation

    projet artistique

    On veut ici fabriquer un théâtre qui fasse du plateau le lieu de mise en mouvement d’une pensée critique sur le réel. On veut transformer en matière à jouer des questions politiques, historiques et philosophiques qui traversent notre réflexion collective. On préfère aux textes dramatiques les écritures de plateaux qui naissent d’explorations autour de matériaux non-théâtraux, textes littéraires et théoriques, mais aussi de matériaux non-textuels, documentaires, peintures, photos, musiques.

    esthétique

    Au plateau, on cherche à élaborer un langage scénique contemporain et vivant, à la rencontre du théâtre et de la performance. Notre travail s’inspire de l’art du clown, pour lequel proximité et interaction avec le public sont fondamentales : on conçoit des dispositifs qui font participer le public d’une façon ou d’une autre et qui rendent poreuse la frontière entre le réel et l’espace de jeu. On veut créer des formes adaptables au théâtre mais aussi aux lieux non-dédiés, tiers-lieux, salles de fêtes, salles de classe, ou à l’espace public, et ce pour des raisons esthétiques, mais aussi dans un souci d’accessibilité et d’ouverture à des publics variés.

    méthodologie

    Le théâtre qui se fabrique ici se cherche lui-même. On veut faire la part belle à l’expérimentation collective, le processus de fabrication est aussi important que le résultat. La recherche, à la table comme au plateau, fait donc partie intégrante de notre projet artistique.


    torcida

    en portugais, la torcida, au sens propre, c’est le fait de torcer, de tordre quelque chose, d’un chiffon, d’une fourchette ; au sens figuré, c’est ce geste qui veut tordre le cours des choses, comme croiser les doigts ou prier en français. Au Brésil, c’est ce qu’on fait depuis les gradins pour soutenir l’équipe de foot pendant le jeu, l’engagement physique, l’engagement émotionnel, la croyance. La torcida, c’est pour le match de foot, mais c’est aussi pour n’importe quoi, comme en atteste la liste de Jorge Ben Jor dans sa chanson Eu vou torcer (je vais torcer). Dans un paysage politique et social plus qu’inquiétant, ce geste de tordre les choses pour qu’elles accouchent d’autre chose de plus désirable, c’est ce qu’on essaie de faire ici.


    Équipe artistique

    Metteuse en scène, comédienne et autrice franco-brésilienne, elle s’est d’abord formée en sciences politiques et sociales à Sciences Po Paris, et en sciences humaines à la Faculté de Philosophie et de Lettres de la UNAM (Universidad Nacional Autonoma de Mexico), c’est à 21 ans qu’elle se tourne vers le théâtre, auquel elle s’initie à la Jeune Troupe du Théâtre de l’Atalante, à Paris. Elle y découvre la méthode Vassiliev, une méthode de travail de laboratoire, dans laquelle la recherche et la dramaturgie sont fondamentales pour le jeu et la création. Ensuite, elle se forme au Conservatoire d’Orléans, puis au Conservatoire Régional de Paris, aux côtés de Nathalie Bécue, de Lucie Valon et d’Olivier Besson.

    En tant que metteuse en scène, en France, elle travaille avec le Nouveau Théâtre de l’Atalante, où elle co-crée en 2024 Hamlet en errance, une variation itinérante et musicale, dans des lieux non dédiés au théâtre, autour du texte de Shakespeare, dans le cadre du Festival en Caves. En 2024, en Italie, elle co-écrit et co-met en scène, avec Elsa Lanzalotta, le spectacle Tutte les parole spariranno (Tous les mots disparaîtront) au Festival Due Mundi à Spolète, spectacle dans lequel elles jouent toutes les deux, qui interroge la manière dont notre langue et plus largement le langage façonnent notre rapport au réel. Aujourd’hui, elle travaille à la création de deux nouveaux spectacles, partir d’elle et oeil chaud peau glacée.

    Comédienne, metteuse en scène et autrice pour le théâtre, elle découvre le théâtre dans le sud de la France, puis étudie la philosophie politique à l’Université de Paris Nanterre, où elle oriente ses recherches vers les arts vivants et le cinéma. Elle passe ensuite deux ans à Rome, où elle se forme au Théâtre Carrozerie n.o.t. en tant que comédienne et clownesse, avant d’intégrer le Cycle Spécialisé du Conservatoire Régional de Paris. Sa recherche artistique se situe à la rencontre du clown et du théâtre, explorant les frontières entre ces deux disciplines. Elle collabore étroitement avec l’autrice et metteuse en scène Estelle Savasta, et développe plusieurs projets en Italie, notamment avec le Théâtre Carrozerie n.o.t. Elle co-crée Ysé Araújo Silva le spectacle Tutte le parole spariranno. Actuellement, elle crée Ces enfants-là, un spectacle jeune public au sein de la Compagnie Comme Quoi.

    Metteuse en scène, comédienne et photographe, elle s’est d’abord formée au sein de la troupe Amavada à Caen, puis au Cycle Spécialisé du Conservatoire Régional de Paris, aux côtés de Nathalie Bécue, Olivier Besson et Lucie Valon. Diplômée en Cinéma et Lettres Modernes à la Sorbonne Nouvelle, elle mène en parallèle un parcours de metteuse en scène avec deux créations : Chaise d’Edward Bond (2022) et Yaacobi et Leidental de Hanokh Levin (2024). En 2025, elle participe à deux stages professionnels, l’un au CDN de Caen avec Sébastien Monfè autour de l’écriture de plateau et de la méthodologie documentaire, l’autre à la Maison des Métallos avec Martha Kiss Perrone sur la recherche dramaturgique, la performance collective et le corps-document. Elle joue actuellement dans Elle pas princesse, lui pas héros (Compagnie Idéal Deux Neuf) et La saison du Millet d’Anna Longvixay. Son travail explore le masque, le clown et la performance, et aborde des thématiques politiques comme l’intersectionnalité des luttes, le féminisme et la santé mentale.